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    button7.gif   Lettre 63 : Les divers « moi » du ménéticien !


    A l’instar d’Eric Berne, le père de l’analyse transactionnelle, qui pour les besoins de son travail de thérapeute créa un modèle de personnalité grossièrement tripartite distinguant une instance parentale, « computer » et enfantine, nous autres ménéticiens qui oeuvrons sur les étranges rapports qu’entretiennent les individus avec leur invariant familial de quoi avons-nous besoin ?

    Si le modèle transactionnel peut se révéler à l’occasion d’une grande utilité, néanmoins pour le travail d’exploration, d’observation qui est le nôtre il n’est point adapté. Il nous faut autre chose. Dans l’exploration de l’inconscient le modèle psychanalytique est intéressant de même que les nouvelles approches performantes des sciences dites cognitives.

    En attendant leur application éclairée à la toute jeune ménétique, dans nos trois lettres précédentes d’avril, mai et juin 2003 nous avions abordé cette question de la personnalité telle qu’elle semblait se dessiner à ce moment là au vu de ce que nous contemplions. Nous y parlions « De la double personnalité de l’homme moderne » (Lettre 14), du « Double ménétique » (Lettre 15) et des « trois MOI du psychogénéalogiste » (Lettre 16).

    De quoi avons-nous vraiment besoin pour esquisser ou décrire si sommairement soit-il « l’homo meneticus » ? Cet être humain qui présente de multiples visages dans lesquels il se reconnaît habituellement, dans lesquels on le désigne socialement auxquels il lui arrive de s’identifier plus ou moins fortement.

    Ce que nous appelions alors le « premier moi » ou la première sorte de « moi », la partie la plus « avouable », la plus aisément reconnaissable par quiconque devant le miroir doit en fait être considérée comme un complexe, un conglomérat, une constellation de « moi » auxquels chacun s’identifient spontanément. Lorsque nous réagissons en fonction de ces divers moi sociaux nous appelions cela « fonctionner en mode 1 » (Lettre 16).

    Nous parlons de constellation moïque puisque ces moi sont multiples, variables, changeant au gré des reconnaissances, des rôles endossés, des moments etc… Voilà pour le premier groupe de moi, le plus extériorisé, le plus apparent à soi comme à autrui, regroupant un ensemble hétéroclite ayant pour dénominateur commun la visibilité.

    De ce premier groupe nous avons besoin pour être fidèle à l’observé. Nous ne saurions nous en passer. Mais ce n’est pas lui qui fait le ménéticien, qui fait la loi !

    Il nous faut une sorte de seconde instance, de second moi, un Mr Hyde se tenant embusqué, caché derrière l’autre, derrière le premier ! Pourquoi ? Pour expliquer d’innombrables comportements familiaux autrement incompréhensibles comme le fait d’avoir un frère ennemi avec qui l’on a des comptes à régler ; puis d’avoir ensuite un enfant que, sans le savoir, jour après jour, années après années l’on prendra sans même s’en rendre compte pour son propre frère mal aimé, lui appliquant d’une manière subtile, involontaire et souverainement efficace le traitement impitoyable que l’on aimerait appliquer au frère mal aimé !

    Pour expliquer de tels agissements parfaitement incompréhensibles à notre justice aveugle, parfaitement ignoré de l’individu qui les pratique comme de son compagnon qu’il a choisi pour mieux commettre son forfait il nous faut absolument créer une cloison entre la personnalité numéro 1 qui dans le miroir de sa salle de bain ou dans les yeux des autres se contemple parent idéal, en tous points parfaits, nourrissant normalement son enfant, subvenant comme le demandent nos lois à sa subsistance et la personnalité numéro 2, le Mr Hyde retranché derrière l’autre pour mieux opérer !

    Le clivage entre les deux modes de fonctionnement, entre les deux instances, entre les deux moi ou les deux groupes de fonctions se propose comme une explication intéressante pour comprendre la totale ignorance dans laquelle se trouve le ou les premiers moi au sujet de ce qui se trame au quotidien par derrière. L’un ignore ce que fait l’autre, chacun agissant pour son propre compte.

    Mais quel est ce compte ? Ce propre compte ? Ne parlons pas du premier laissant à l’internaute le soin d’imaginer en quoi cela peut consister. C’est un compte avouable, aisément accessible par tout un chacun autant que par le premier psychologue, sociologue ou observateur venu !

    Pour ce qui est de l’autre moi, ou si vous voulez de l’autre partie du moi, occulte, inavouable, elle travaille pour le « diable » nous voulons dire pour la « famille » entendue comme une « cosa nostra » sicilienne, pour l’invariant familial, pour la forme de la famille, pour la conservation de cette forme à travers le temps et les aléas de l’histoire, des histoires.

    Ainsi, en appliquant à l’enfant le traitement que l’on eût aimé appliquer à son frère mal aimé envers qui l’on a un contentieux à régler on formate son enfant comme son frère et de cette manière perverse on l’intègre encore mieux dans le giron familial.

    Vous me direz à juste titre qu’il ne s’agit que d’un cas limite ; je vous répondrai que ce cas limite, caricatural, inventé de toute pièce n’est là que pour vous faire saisir que l’invariant familial a besoin de nous requérir, de nous instrumentaliser, de nous asservir pour les besoins de sa cause, pour le meilleur comme pour le pire : si votre père était alcoolique vous l’honorerez en le devenant vous-même, si votre père  était enseignant vous l’honorerez en devenant polytechnicien, la famille ayant une horreur absolue de l’étranger, du martien, du tout autre.

    Toutefois il est pour nous hors de question de concevoir ces actions comme surdéterminantes ; certes la tendance lourde va au déterminisme, tend au surdéterminisme ; mais ce dernier ne fait pas la loi, toute la loi. L’ordre monstrueux de la répétition, de la reproduction, de l’invariant, de la conservation de la forme ou des formes est constamment mis en échec par l’irruption du désordre, de l’imprévu, de l’enfant qui déconcerte et persiste dans sa différenciation en dépit des pressions qu’on lui impose pour le formater. Voilà qui est fait pour mettre un peu de baume au cœur défaillant du ménéticien très souvent atterré par ce qui se passe en famille et se règle selon les lois de la jungle.

    C’est en lettre 64, chers internautes que nous vous entretiendrons d’un troisième moi, nécessaire selon nous pour soutenir les deux autres qui, sans lui, s’effondreraient tels des baudruches vides. Vous admettrez avec moi que s’identifier avec ce qu’on peut apercevoir de son image dans le miroir n’est pas très fiable si c’est transitoirement amusant lorsqu’on est jeune.

    Voir démasqué son double et les forfaits qu’il peut commettre à l’occasion pour le compte de la sainte famille n’est guère plaisant non plus. L’admettre implique une grandeur d’âme qu’on ne saurait trouver comme cela, facilement, sous le sabot du premier cheval venu !

    Le troisième moi, je peux dès à présent vous l’assurer, va nous réconcilier enfin avec nous-même, oui, avec nous-même et définitivement. A suivre en lettre 64 … la saga de l’invariant !

                                          Le ménéticien (alias Elie Sorlin)  


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