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      button7.gif   Lettre 72 :  Docteur Pierre BOUR et son psychodrame


    Pour mieux étudier ce fameux ”effet parenté”, je bénéficiais alors d’une clientèle d’exception provenant des quatre coins de l’hexagone, attirée par la notoriété de mon médecin chef, feu Dr Pierre BOUR, prince du psychodrame aux quatre éléments chinois que sont l’eau, le feu, la terre et l’air. On le concélébrait rituellement chaque jeudi après midi que Dieu faisait sans compter les grandes messes annuelles. Nous pouvions bien être alors, dans ces circonstances exceptionnelles, jusqu’à quatre-vingt à communier autour de ballons, d’argile, de bougies, d’eau dans une bassine où l’on se mirait, et même d’un carillon anglais aux sonorités admirables de 9ème symphonie qu’un jour nous joua l’un des participants, pianiste à ses heures perdues, carillonneur occasionnel. Les psychotiques participaient à la fête dans de somptueux moments délirants. Je me souviens d’une grande mère de famille se prenant pour la fiancée du pape Jean Paul II ; elle en pinçait aussi pour notre médecin chef qui la suivait en thérapie ; elle l’appelait ”Mon Pierre chéri, mon Pierre d’amour ” en souhaitant esquisser quelques pas de danse avec lui, sous le tranquille regard de Jeanne, son épouse dévouée.

    Les grands névrosés tristes et suicidaires allaient même jusqu’à s’abandonner à sourire à la condition qu’on fasse mine de ne pas les voir, de même que nos autistes acceptaient parfois le jeu pourvu qu’on ne les dévisage point et qu’on les convie à participer en prenant grand soin de les inviter en leur tournant le dos. On sait qu’ils supportent mal le regard perçant. C’était bien la ronde des fous que nous étions devenus, soignants, soignés, invités parfois connus, venus d’horizons variés, de la haute administration, de l’université ou de la scène, l’espace/temps d’un psychodrame moreno-bourrien.

    Dans le contexte récréatif, psychiatrique et surréaliste de cette si belle époque oubliée, où la psychiatrie française vivait sans le savoir son âge d’or (6), notre service drainait, de par la notoriété de son patron, directeur de la petite revue du CAP (Carrefour d’Approfondissement Psychologique), auteur, entre autre, du livre ”Le psychodrame et la vie“(7), les cas les plus difficiles de France et de Navarre. Je bénéficiais donc d’ une clinique aventureuse et passionnante dont je profitais à cœur joie pour conduire mon exploration souterraine de la famille.

Rêve de célébrité

    La réponse d’ABELLIO sur l’enfouissement du fameux secret nourrissait mon amour du rêve. Pouvoir enfin accéder à la connaissance suprême de cette date à laquelle on allait mourir, un astrologue suisse y était un jour miraculeusement parvenu en empruntant le chemin des constellations et des astres. Qu’à cela ne tienne, je devais un autre jour y parvenir également à l’aide d’un moyen à moi, transporté par une foi de charbonnier capable de déplacer des montagnes, en suivant la voie des constellations familiales. J’avais simplement à frayer mon chemin de Compostelle.

    Cette idée grandiose me berçait. Je m’endormais et me réveillais avec elle, n’ayant plus d’enfants à étreindre ; ils s’en étaient allés, en amont, du côté de la mère. Je recommençai à être heureux seul, le cœur et l’esprit occupés par ce grand projet : trouver rapidement et par tous moyens, ma banque de génogrammes notamment, une méthode prévisionnelle de calcul de la date de mort des gens et donc, automatiquement, du moment plus ou moins précis auquel ils tomberaient malades de ce qui allait bientôt les enlever . J’étais impétueusement emporté dans cette folle recherche dont les conclusions heureuses m’amèneraient sans nul doute à une notoriété internationale.

    Me considérant fictivement parvenu à mes fins, je me demandais tout à coup comment gérer le scoop d’une telle découverte. Des gangsters, c’était garanti d’avance, allaient me courir aux trousses, chercher à s’emparer du secret. L’un d’entre eux m’avait même déjà kidnappé ce que j’avais alors de plus cher au monde, mes deux enfants en bas âge sans compter leur mère. J’élaborais divers scénarios pour mettre à l’abri mon trésor imaginaire, conserver sur lui un minimum d’emprise.

    Comment me comporter devant les meutes de journalistes assoiffés de nouvelles à sensation?. Une telle découverte se révélait soudain bien lourde à porter par un homme seul, sans gardes du corps.

    J’avais beau hélas tourner et retourner sous tous les angles ma collection de génogrammes, passer des heures à rôder autour des circonstances ayant présidé aux nombreux décès qu’on y trouvait, je n’arrivais toujours à rien, pressentant intuitivement qu’un ordre furtif devait sans aucun doute y régner,mais sans parvenir à mettre la main dessus. Peut-être après tout n'étaient-ils pas faits pour cela ! Je commençais à désespérer.

    Début septembre, vous découvrirez une nouvelle bonne feuille de la petite histoire de ce nouveau temps désigné par l’expression : « temps généalogique ». Elle s’intitulera : Rencontre explosive. Un livre révélateur.

                                                                     Le ménéticien (alias Elie Sorlin)  


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