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      button7.gif   Lettre 78 : Première communication


    Première communication

    C’est dans cette période stimulante que se tînt à Marseille un Forum sur ”Les temps de la vie” organisé par le dynamique ”Journal des psychologues”, avec appel de candidature pour participer à l’un des nombreux ateliers.

    Entre temps, l’année universitaire s’étant achevée, un nouveau stagiaire psychologue, Mr Michel LECAMP, remplaça Melle BOREK qui poursuivit son propre chemin de fasciathérapeute. C’était un étudiant intelligent, créatif, capable de mener de front, avec succès, la production d’albums musicaux éclectiques, en partenariat avec un groupe de l’université de Louvain et sous la houlette du Docteur LAROME, des recherches avancées sur le Szondi test dont on sait à quel point il permet d’explorer le champ pulsionnel d’un individu, sans compter diverses publications savantes en matière gérontologique. J’avais la chance de bénéficier de sa collaboration discrète, efficace.

    Au fil des ans il devint sans aucun doute le meilleur spécialiste d’un ”temps généalogique” qui pour lui n’avait plus de secrets. On lui doit l’analogie linguistique et toute la partie ultérieurement développée sur le langage de cette temporalité si particulière, à l’œuvre dans les généalogies. Il l’appelait même ”temps opératif”. Je ne saurais trop lui rendre ici un hommage appuyé pour son accompagnement à la fois désintéressé, fidèle, dans une recherche souvent éprouvante dans son formalisme abstrait et désincarné. La linguistique était alors à la mode et j’éprouvais de la réticence à ce qu’on l’applique artificiellement à ce nouveau champd’exploration. Il sut vaincre cette résistance et la contourner habilement.

    Nous partîmes ensemble au 5ème Forum de Marseille, fin juin 1987, pour y faire notre première communication sur tous les travaux en cours, et parler du ”mène”, nouvelle unité de temps intra généalogique. Cette idée de ”mène” s’était un matin proposée tandis que j’étais dans ma cuisine occupé à quelque tâche ménagère. Je la rejetai d’emblée comme incongrue. C’était oublier un peu vite que la partie folle avait en moi toute liberté de s’exprimer jusqu’à l’échéance fatidique de l’année 1993, en vertu du pacte scellé avec la moitié raisonnable qui alors, mais alors seulement, reprendrait la main. Le mène finit par s’imposer comme une entité utile, chargée d’une certaine quantité d’information sur le système familial en général, sur la généalogie en particulier, unité descriptible et définissable.

    On osa donc en parler, avec un petit succès d’atelier, au fameux Forum de Marseille où l’on eût la chance de faire connaissance avec le Docteur Guy-Georges MARUANI. C’était un intellectuel parisien de grande culture, psychiatre, chargé d’enseignement à la Faculté Lariboisière de Paris VII, consultant de psychopharmacologie à l’Institut de Psychiatrie La Roche Foucauld. Il avait fondé et dirigeait l’excellente revue GENITIF qui devait publier l’un de nos articles clés sur ce nouveau temps. Il fût l’un des principaux artisans du premier ”Dictionnaire des thérapies familiales” paru au édition Payot dès 1987 dans lequel il signa de nombreux articles dont l’un consacré à notre travail, sous le titre ”Théorie ménétique”. C’est à lui que je confiai plus tard la version de l’un des premiers manuscrits sur le temps qui s’intitulait ”Le temps des familles”. Il souhaitait la publier. Elle n’était sans doute pas au point ; il lui faudra de nombreuses moutures et quinze années pour mûrir, en arriver à ”L’invention du temps généalogique” !

    Comme il est d’usage en fin de Forum, on eût droit, en séance plénière, aux conférences de têtes d’affiche du moment. Je me souviens particulièrement de celle de Mme Anne ANCELIN-SCHÜTZENBERGER, professeur de psychologie clinique à l’université de Nice, psychodramatiste connue, venue sur le tard à la psychogénéalogie dont elle allait devenir par la suite l’une des grandes dames françaises fondant, sur le modèle des thérapies d’outre atlantique, son propre courant. Elle nous raconta l’histoire du best seller qu’elle venait d’écrire : ”Aïe, mes aïeux !“, comment elle était tombée avec étonnement sur le ”syndrome d’anniversaire”, croyant en toute bonne foi faire une découverte tandis que, dès 1953, une américaine avait déjà écrit un article sur le sujet et comment aussi, son manuscrit achevé, prêt à l’édition, elle l’avait perdu corps et bien dans une manipulation informatique . Elle avait dû, en catastrophe, tout recommencer de mémoire, avec le concours de son inconscient libéré.

    La conférence s’achevait. Soudain, du fond de la salle, des voix fusèrent pour lui signaler qu’il y avait aussi deux participants travaillant sur le même sujet. Quelques instants interdite, elle fit mine de ne pas entendre. Tandis qu’elle aurait pu accorder au nouveau temps naissant, balbutiant, une belle occasion de s’exprimer. Nous avons pu le vérifier récemment: dans la cinquième et dernière édition de son livre, on n’y trouve qu’une seule mention du temps, comme s’il représentait un danger. De courageuses psychogénéalogistes viendront par la suite affronter, en une forme de combat épique, héroïque, cette dimension cardinale de la famille, de la parenté, de la généalogie.

       

    En Mars, terme de la petite histoire de ce nouveau temps, désigné par l’expression : « temps généalogique ». Elle s’intitulera : Acte de naissance du temps généalogique.

                                                                     Le ménéticien (alias Elie Sorlin)  


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