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        button7.gif   Lettre 96 : Histoire de séparation …Du « SAP »… (Suite)


    Qu’est-ce qu’un « SAP » ? Que peut-il bien se cacher sous un tel sigle ? Si vous interrogez Google, immanquablement il vous orientera sur Wikipedia. L’encyclopédie en ligne sera dès lors en mesure de vous fournir tous renseignements utiles sur ce fameux « Syndrome d’Aliénation Parentale », ensemble de symptômes signalant que quelque chose ne va pas très bien dans le meilleur des mondes : le nôtre!

    Il s’agit donc d’un petit groupe de signaux d’alarmes que peut émettre une famille quand elle se disloque, ce qui arrive un jour ou l’autre pour 60 % d’entre elles environ. Les conjoints se séparent. Mais quand ça survient, assez souvent il y a de l’insatisfaction dans l’air, de la douleur, parfois même du ressentiment, de la colère se substituant à l’amour qui prévalait auparavant et scellait l’union. Un peu comme si la colère ou la « haine » engageait un supplément d’énergie dans le processus pour qu’il parvienne enfin à se réaliser, le fonctionnement émotionnel habituel ne permettant pas dans bien des cas l’opération chirurgicale, nécessairement ablative puisqu’elle vous ampute d’une moitié.

    Lorsqu’il n’y a pas d’enfants mineurs ou majeurs ce n’est pas un drame ; les adultes font une expérience de séparation plus ou moins violente ; point final. On se bagarre pendant quelque temps puis les choses rentrent dans l’ordre, le nouvel ordre. Ainsi va la vie pourrait-on dire avec philosophie.

    Mais lorsqu’il y a des enfants, dur, dur, très dur ! Comme il n’existe encore aucune école au monde enseignant l’art de se séparer harmonieusement pour la simple raison suivante : quand on se marie on s’aime si possible pour l’éternité ; il n’y a donc pas de place pour penser que ça puisse un jour prendre fin ; ce serait de mauvais augure, on le comprend assez aisément. Ce qui fait qu’il n’y a pas d’université apprenant aux êtres humains à se séparer « humainement », « heureusement » et même « spirituellement » (1). Ca viendra un jour, nous n’en doutons pas un instant, mais dans un avenir éloigné si toutefois nous bénéficions de conditions favorables pour une évolution en ce sens. Un peu comme les droits de l’homme qui de décennies en décennies améliorent insensiblement les conditions du vivre ensemble de l’humanité en général.

    Mais il s’agit ici du droit des petits d’homme à bénéficier de relations aussi heureuses et pacifiées que possible avec leurs deux parents réunis ou séparés.

    Retour à la séparation mais cette fois lorsqu’il y a des enfants. Ces derniers constituent un trésor précieux. La tentation peut dès lors être grande de vouloir l’accaparer pour le monnayer puisque nous sommes une société marchande, libérale. Les enfants sont un capital vous comprenez ! Le premier qui parvient à mettre la main dessus tient le contenu du coffre. C’est compréhensible et de bonne guerre capitalistique. Les dures lois des jungles boursières se sont déplacées pour s’introduire insinueusement jusque dans nos sanctuaires familiaux. Si bien que dans maints couples qui se disloquent la tendance peut être forte de s’approprier unilatéralement les enfants, de les prendre en « otage », de les « capter », de faire qu’ils nous préfèrent en suscitant même chez eux le rejet pur et simple de l’autre parent.

    Le SAP ou « syndrome d’aliénation parentale » c’est cela. Nous ne saurions précisément chiffrer le nombre d’enfants mineurs qui dans notre pays font l’objet de ce genre de traitement parental. On dit qu’il aurait 820.000 d’entre eux n’ayant qu’un parent. Sur ce nombre impressionnant une partie non définie d’entre eux sont pris dans un SAP. Je vous laisse imaginer le retentissement que cela peut avoir sur le développement affectif, intellectuel, comportemental et caractériel d’un enfant lorsque le parent préféré s’ingénie jour après jour à interdire tout contact avec l’autre parent comme à  le disqualifier et dénigrer en lui instillant l’idée qu’il en est abandonné. Le plus souvent c’est d’autant moins aisément réparable que le parent qui fait cela s’occupe par ailleurs matériellement plutôt bien de l’enfant pris ainsi en « otage ».

    En France ce type de comportement regrettable est évidemment condamné par la loi ; mais la grande majorité des juges répugnent à la faire appliquer. Si bien que, la plupart du temps, à quelques exceptions près, le parent vindicatif et captatif, déterminé, ayant réalisé son OPA, n’est habituellement pas inquiété et peut réaliser en toute impunité son détournement jusqu’à la majorité des enfants. Ces derniers, dès lors formatés, entraînés jour après jour à considérer l’autre parent comme un  être indigne qui les aurait délaissés, entretiendront des sentiments négatifs à son endroit, refusant tout contact avec lui quand bien même ce dernier chercherait à recréer du lien comme à témoigner de sa bonne foi et des conditions iniques auxquelles il fût involontairement confronté pendant des années par impuissance de notre pays à faire appliquer certaines de ses lois qui mettent en jeu l’équilibre précaire entre les sexes et les enfants.

    Je laisse les internautes imaginer diverses solutions à un tel problème récurrent. Il n’est pas exclu qu’on ne soit en présence d’une tendance « lourde » de notre société cherchant par ce biais à rééquilibrer les pouvoirs entre femmes et hommes ; ces derniers gagnant plus, les mères se compenseraient ainsi sur le capital affectif que constituent les enfants. On évoluerait ainsi graduellement, à terme, vers une société matriarcale « sans père », ces derniers étant de simples géniteurs auxquels on ne demanderait que des prestations alimentaires distantes, impersonnelles, désaffectivisées. Nous n’en sommes pas encore là mais les choses paraissent aller plutôt dans ce sens, la société dans son ensemble, le monde politique, judiciaire et médiatique demeurant indifférent au phénomène humain qui se joue sous ses propres yeux. Notre société permettrait ainsi un occulte règlement de compte, un marché dont nos enfants seraient les menues monnaies.

    En lettre 95 je vous présentais une histoire de famille illustrant dramatiquement cette triste situation puisqu’on y voyait une mère de sept enfants être parvenue à leur interdire tout contact avec leur père en s’étant ingénié à le décrier à leurs yeux comme à les menacer de mesures de rétorsion s’ils osaient un jour contrevenir à ses ordres. Il est sans doute vraisemblable qu’une chose pareille ne serait plus aussi aisée de nos jours, l’internet et face book, les réseaux permettant à tel ou tel enfant d’échapper à l’emprise de cette mère abusive et de rentrer secrètement en contact avec leur père de l’ombre ! On sait le puissant attrait qu’ont les adolescents pour les transgressions de toute sorte ; nul doute que l’un ou l’autre des sept ne parvienne dans ce cas à secrètement enfreindre l’interdiction maternelle !

    J’avais aussi entrepris dans cette dernière lettre 95 de relater des bribes d’histoire pour tenter de les relier afin de voir comment on pouvait comprendre un fonctionnement parental aussi surprenant autant qu’aberrant. C’est en lettre 97 que nous poursuivrons cette histoire en nous concentrant sur la généalogie de la mère pour parvenir à comprendre comme de l’intérieur la violence de sa réaction.

                                                                                            Le ménéticien (alias Elie Sorlin)


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